Grand admirateur du poète Schiller, Beethoven fut d’emblée fasciné par l’humanisme de son Ode à la Joie, appel conquérant à la fraternité des hommes.
En prélude à la phase finale de l’Euro 2016, le Chœur de Radio France et l’Orchestre National de France entonnent, pour le final du Festival, cet hymne puissant, inaltérable, universel.
Aux côtés de ces équipes françaises, se détache un quatuor de solistes venu d’Allemagne ou d’Italie.
Maria Katzarava est l’actuelle Traviata des prestigieuses scènes italiennes ; Marianna Pizzolato, la mezzo-soprano du Festival Rossini de Pesaro ; Riccardo Zanellato, la basse verdienne de l’opéra de Rome, des Arènes de Vérones ou du Festival de Salzbourg. Quant au ténor allemand, Torsten Kerl, la France l’a découvert pour son incarnation de Siegfried dans la récente Tétralogie de Wagner à l’Opéra de Paris. Il retrouve l’Orchestre National au Festival, après le rôle-titre de Tristan au mois de mai sous la direction de Daniele Gatti au Théâtre des Champs-Elysées.
A leur tête justement, le digne successeur de Daniele Gatti à Bologne, Maestro Mariotti. Invité de marque du Met ou du Festival Rossini à Pesaro, il est également cette fin de saison à l’Opéra de Paris pour diriger la Traviata.
Depuis la Basilique, l’Hymne à la joie aux couleurs de l’Europe. Un Beethoven, dans la ferveur des grandes rencontres.